Alexandrie

Fondée par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C., la ville d’Alexandrie a été la capitale de l’Égypte tout au long de la dynastie ptolémaïque, du roi Ptolémée Ier à la reine Cléopâtre VII. Alexandrie était une cité grecque à la population très mélangée et un foyer brillant du monde hellénistique avec, entre autres, son célèbre phare, sa magnifique bibliothèque et sa gigantesque cité des morts, surnommée « Necropolis » par Strabon.
Rosette

Lieu où fut découverte la célèbre « Pierre de Rosette », par le lieutenant du génie François-Xavier Bouchard, membre de l’expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte, en juillet 1799.

Mais la pierre tomba ensuite aux mains des Anglais et se trouve aujourd’hui au British Museum de Londres. Cette « Pierre de Rosette » permit à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes, mais ce dernier ne la vit jamais directement.
Tanis

Cette ville fut la résidence et le lieu de sépulture des pharaons des XXIe et XXIIe dynasties (Troisième Période Intermédiaire). Il s’agit de l’un des plus impressionnants sites archéologiques du Delta, fouillé principalement par Pierre Montet de 1929 à 1951. Mis à part le tombeau de Toutânkhamon, les sépultures royales de Tanis sont les seules qui nous soient parvenues intactes.
Boubastis

Cette ville de la déesse Bastet pris très tôt de l’importance, notamment en raison de sa position stratégique, sur les routes allant de Memphis au Sinaï et à l’Asie. Son apogée politique se situe sous la XXIIe dynastie (Troisième Période Intermédiaire), car les pharaons étaient originaires de la ville. Le principal temple, dédié à Bastet, fut fouillé par Edouard Naville de 1887 à 1889, et de grands cimetières d’animaux sacrés, en particulier de chats, furent localisés à cet endroit.
Kôm Abou Billou

Le site de Kôm Abou Billou correspond à l’ancienne ville pharaonique de Mefkat, la Térénouthis des Grecs. Idéalement placé entre les deux capitales traditionnelles de l’Égypte, Memphis et Alexandrie, et à proximité du Ouadi Natroun, Kôm Abou Billou était aussi un lieu de passage où aboutissaient de multiples pistes caravanières.
Aux abords de cette ville inexplorée se trouve une vaste nécropole, qui s’étendait à proximité d’un temple dédié à la déesse Hathor. La nécropole, utilisée de l’Ancien Empire à l’aube de l’époque médiévale, constitue la partie la plus remarquable du site.
Aujourd’hui, la ville ancienne réunit des zones d’habitat, des structures artisanales, et des bâtiments administratifs. Construite en briques crues, Térénouthis présente un très bon état de conservation. La fouille archéologique qui va être menée à Kôm Abou Billou permettra de redonner vie à un site exceptionnel de l’Égypte ancienne.
Ouadi Natroun

Cette région, située dans le désert, était réputée pour l’exploitation du natron. Ce produit était notamment employé pour la dessiccation des momies, c’est-à-dire l’assèchement des corps lors de la première phase de la momification. Le natron se rencontrait aussi dans différentes recettes médicales et servait de base comme détergent pour les blanchisseurs. À l’époque romaine, il est abondamment utilisé dans la production du verre. Le Ouadi Natroun devient ensuite, à l’époque chrétienne, un haut lieu monastique avec l’implantation de plusieurs couvents, dont certains sont toujours en activité aujourd’hui.
Héliopolis

Dans cette ville solaire par excellence, les différentes formes du soleil étaient vénérées et leurs temples comptèrent parmi les plus importantes institutions religieuses du pays, par leur rôle économique et encore plus par leur rôle idéologique. C’est également dans cette ville que fut élaborée la cosmogonie héliopolitaine selon laquelle le monde fut créé par l’Ennéade, groupe divin formé par neuf dieux et déesses. Malgré l’importance de la ville, aucun monument d’envergure ne fut dégagé car la plupart des pierres ont été prélevées sur les temples pour être réutilisées à d’autres fins.
Le Caire

Capitale actuelle de l’Égypte, cette ville qui compte environ 16 millions d’habitants est située sur les bords du Nil. Le plus vieil édifice de la ville moderne est une forteresse que les romains établirent au IVe siècle, alors que la ville de Memphis, capitale traditionnelle de l’Égypte durant la période pharaonique, perdait continuellement de son importance.
Gizeh voir les photos

Ce site archéologique exceptionnel, situé sur un plateau désertique, était celui de l’une des nécropoles de la ville de Memphis durant l’Ancien Empire (avec celui de Saqqarah et de Dashour). L’étude systématique de ce site, commencée dans la première moitié du XIXe siècle et toujours en cours aujourd’hui, a permis de mettre au jour les tombeaux de nombreux pharaons et dignitaires de l’Ancien Empire. Les trois édifices les plus célèbres sont les complexes funéraires des pharaons Chéops, Chéphren et Mykérinos dont les tombeaux sont chacun surmonté d’une gigantesque pyramide.
Memphis

Cette ville fut considérée comme la capitale traditionnelle de l’Égypte durant toute l’histoire pharaonique et ses importants vestiges sont aujourd’hui dispersés près du village actuel de Mit-Rahineh. Les édifices imposants encore visibles sont l’enceinte du temple de Ptah, dieu suprême de la ville, les colosses de Ramsès II et un grand sphinx d’albâtre.
Saqqarah voir les photos

Ce site était, comme celui de Gizeh ou de Dashour, l’une des anciennes nécropoles de la ville de Memphis au cours de l’Ancien Empire. Le premier nom de roi qui apparaît à Saqqarah est celui de Narmer, que certains égyptologues considèrent comme le fondateur de la ville de Memphis, et des sépultures datées des deux premières dynasties ont également été découvertes. Cependant, ce site est essentiellement connu pour ses pyramides, et surtout celle du pharaon Djoser (IIIe dynastie), pour qui l’architecte Imhotep fit recouvrir le tombeau de la toute première pyramide d’Égypte. Cette nouvelle architecture fut ensuite largement utilisée par les successeurs de Djoser, notamment sur le site de Saqqarah.
Dashour voir les photos

Ce site constituait, comme celui de Gizeh ou de Saqqarah, le lieu d’implantation de l’une des nécropoles de la ville de Memphis durant l’Ancien Empire. Le pharaon Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie, y fit construire deux complexes funéraires dont les pyramides sont les premières à présenter des faces lisses et non plus à degrés. Les autres pyramides construites à Dashour, et datées de la XIIe dynastie (Moyen Empire) sont plus petites et accompagnées des sépultures de membres de la famille royale, de fonctionnaires et de prêtres.
Meïdoum voir les photos

Le site de Meïdoum est principalement connu pour être le lieu d’implantation du complexe funéraire d’Houni, dernier roi de la IIIe dynastie (Ancien Empire). Cependant, des nécropoles constituées de grands mastabas en briques et datant de la IVe dynastie s’étendent également à proximité de la pyramide. Le mastaba de Rê-hotep et de son épouse Nefret contenait les célèbres statues des défunts exposées au Musée égyptien du Caire.
Suez

Dans l’Antiquité, il existait une petite ville qui était un lieu de passage pour le commerce entre la Méditerranée et la Mer Rouge. Aujourd’hui, cette ville moderne est un port d’Égypte situé à l’embouchure du canal de Suez construit en 1975.
Sinaï

Cette région était très importante pour les Égyptiens qui, dès la IIIe dynastie, furent intéressés par les gisements miniers cachés dans les vallées du Sinaï. Des expéditions étaient organisées régulièrement pour exploiter les mines, notamment de turquoise et de cuivre, jusqu’à la fin du Nouvel Empire. Le Sinaï était également une zone militaire privilégiée car elle faisait la jonction entre l’Afrique et l’Asie et servait de zone tampon pour protéger la Vallée du Nil des incursions étrangères.
Fayoum

Cette région particulière, où le crocodile Sobek était particulièrement vénéré, n’appartient ni à la Haute ni à la Basse Égypte et n’est pas à proprement parlé une oasis. Le Fayoum est situé au bord du désert libyque et est relié au Nil par un bras fluvial, ce qui a permis l’alimentation en eau de la région et du lac Qaroun. Le Fayoum est occupé dès l’Ancien Empire, mais c’est au Moyen Empire qu’il se développe considérablement et cela en raison du déplacement de la capitale de Thèbes vers la ville de Licht située à proximité. Des mesures furent alors prises pour accroître le rendement économique du Fayoum dont les terres étaient très fertiles. Mais la plupart des temples et des localités découverts datent de l’époque gréco-romaine, moment où la région reprit de l’importance aux yeux du pouvoir royal.
Désert Libyque

C’est dans le désert Libyque que se situaient les quatre oasis principales gouvernées par l’Égypte : Bahariya, Farafra, Dakhla et Kharga. Ces oasis possédaient des ressources agricoles non négligeables, et étaient d’importantes étapes sur les routes commerciales vers l’étranger. Toute la région à l’ouest du Nil était connue dans l’Antiquité sous le nom de Libye et était peuplée par les Libyens. Pendant la plus grande partie de l’histoire de l’Égypte, les oasis servirent de postes avancés face à ces Libyens qui tentaient régulièrement de s’infiltrer.
Hermopolis

Cette ville, dont le nom égyptien était « El-Achmounein », fut appelée Hermopolis par les Grecs. Il s’agissait du principal lieu de culte du dieu Thot, divinité représentée sous la forme d’un ibis ou d’un babouin. Aucun vestige primitif ne fut découvert, sans doute en raison des destructions, et le site est aujourd’hui très dégradé. Seules l’agora de l’époque romaine et la basilique des premiers temps chrétiens sont encore bien préservées, témoignant de la grande prospérité de la ville à la fin de l’Antiquité.
Tell el-Amarna

Nommée « Akhetaton », « l’horizon du disque », par les anciens Égyptiens, cette ville fut la capitale de l’Égypte et la résidence royale durant la majeure partie du règne d’Akhénaton (Nouvel Empire, XVIIIe dynastie). Ce dernier, tout d’abord couronné sous le nom d’Amenhotep IV, décida ensuite, avec son épouse Néfertiti, de vénérer presque exclusivement le dieu Aton et fit de Tell el-Amarna le centre de la nouvelle religion d’État. Le plan et l’architecture de la ville sont bien connus, car le site fut abandonné quinze ans après sa fondation et qu’aucune occupation postérieure ne vint détruire les vestiges de l’époque amarnienne.
Assiout

La ville d’Assiout jouissait d’une position stratégique, car elle était le point de départ des pistes caravanières menant aux oasis du désert Libyque. Mais si Assiout et ses sanctuaires, notamment dédiés à Oupouaout la divinité locale, sont souvent mentionnés dans les textes égyptiens, les vestiges mis au jour sont presque exclusivement en relation avec la nécropole de la ville, dont les tombeaux datent pour la plupart de la Première Période Intermédiaire et du Moyen Empire.
Abydos voir les photos

Abydos fut le plus important lieu de sépulture de l’Égypte au début de l’époque pharaonique : des traces de peuplement remontant à l’époque prédynastique ont été découverts, ainsi que les sépultures des premiers pharaons. Le temple du dieu local, nommé « le premier des Occidentaux », c’est-à-dire le maître de la mort, fut un important centre religieux sous les premières dynasties. Sous les Ve et VIe dynasties le dieu fut identifié à Osiris et, à partir du Moyen Empire, Abydos fut le principal centre religieux populaire du pays. Aujourd’hui les vestiges sont nombreux et les temples construits par Séthi Ier et Ramsès II sont extrêmement bien conservés. Le site d’Abydos est également occupé à la Basse Époque et à l’époque gréco-romaine comme en témoignent, entre autres, les sépultures de chiens, de chacals, d’ibis et de faucons découvertes sur le site.
Dendérah voir les photos

D’après différentes sources, les vestiges les plus anciens retrouvés sur le site remonteraient au règne de Chéops. Mais c’est à la fin de l’Ancien Empire et durant la Première Période Intermédiaire que Dendérah est à son apogée, période durant laquelle les notables de la région s’y font construire de vastes mastabas. D’autres vestiges sont datés du Moyen et du Nouvel Empire, mais beaucoup d’éléments de cette époque sont remployés dans les fondations du temple dédié à la déesse Hathor, qui est encore visible aujourd’hui. La construction de ce dernier débuta sous Ptolémée XII Aulète, le 16 juillet 54 av. J.-C., et il fut inauguré en 29 av. J.-C. sous Octave. De l’époque gréco-romaine datent également de nombreuses sépultures de particuliers, ainsi que des cimetières souterrains où étaient enterrés des animaux sacrés (oiseaux, chats, gazelles, serpents…). Le culte hathorique à Dendérah jouissait d’une grande ferveur aux époques tardives, mais le temple fut ensuite abandonné et il faudra attendre 1845 pour que débutent les travaux de déblaiement.
Coptos

L’importance de cette ville à l’époque pharaonique s’explique par sa situation géographique : c’est de là que les expéditions commerciales partaient vers la côte de la Mer Rouge et vers les mines du désert oriental. Coptos devint ainsi le centre religieux le plus important de la région et son dieu local, Min, y était particulièrement vénéré. Les monuments découverts à Coptos couvrent toute l’histoire de l’Égypte, mais seuls quelques vestiges de temples de Basse Époque et de la période gréco-romaine sont encore visibles aujourd’hui.
Deir el-Medineh voir les photos

Le village de Deir el-Medineh, en égyptien ancien Set-Maât, ce qui signifie « la place de la vérité »,  se cache au creux de la montagne thébaine, sur la rive ouest de Thèbes. Ce village était habité par les ouvriers et leurs familles qui, durant le Nouvel Empire, étaient chargés de creuser et de décorer les tombes royales de la Vallée des Rois et de la Vallée des Reines, situées à proximité. Les vestiges de ce village présentent, encore aujourd’hui, un état de conservation exceptionnelle, avec quelques 70 maisons préservées ainsi que plusieurs tombes.
Karnak voir les photos

Situés sur la rive orientale de Thèbes, les édifices sacrés de Karnak occupent trois domaines dédiés à Amon, Mout et Montou. Il devait exister à Karnak un noyau cultuel ancien remontant à l’époque Thinite, mais les premiers vestiges retrouvés datent du Moyen Empire, période à partir de laquelle le dieu Amon devient une divinité nationale. Le premier bâtiment construit abritait la partie la plus intime du temple : là où reposait la statue de culte du dieu. Puis chaque pharaon a souhaité démontrer sa propre gloire et la stabilité politique du pays en construisant, dans chaque domaine de Karnak, de somptueux bâtiments en faveur des divinités, sans se soucier des constructions antérieures. Pendant plus de deux millénaires se sont donc entassées de multiples constructions dans un périmètre réduit et sans plan d’ensemble. Chaque domaine fut ainsi protégé par une enceinte et possédait un temple principal, un lac sacré et de nombreux autres bâtiments complémentaires : temples, chapelles, reposoirs de barques sacrées, magasins des offrandes, ateliers, habitations de prêtres…
Louqsor temple de Louqsor - temple d’Hatchepsout - temple de Medinet Habou - Louqsor Ramesseum

L’importance de la ville de Louqsor, l’ancienne Thèbes, vient en grande partie de sa position géographique : elle était proche de la Nubie et du désert oriental, avec leurs nombreuses ressources minières et leurs routes commerciales. Les monuments antérieurs à la fin du Nouvel Empire sont rares car Thèbes n’est alors qu’une ville provinciale. Mais elle prit de l’importance au cours de la XIe dynastie, lorsque le dieu local Amon évolua en divinité nationale. Puis la ville connut son apogée sous la XVIIIe dynastie, lorsqu’elle devint la capitale du pays, et elle ne cessa d’être florissante, même lorsque la résidence royale et le centre administratif furent déplacés en d’autres lieux. Les temples de Thèbes furent les plus importants et les plus riches d’Égypte et les tombeaux royaux, sur la rive ouest, furent les plus luxueux. Durant la Troisième Période Intermédiaire, Thèbes, avec le grand prêtre d’Amon à sa tête, constitua un pouvoir parallèle à celui des pharaons qui régnaient depuis la ville de Tanis. Et ce ne fut qu’à partir de la Basse Époque que l’influence de Thèbes s’éclipsa, même si des vestiges de l’époque gréco-romaine témoignent de l’occupation de la ville jusqu’aux périodes les plus tardives.
Oasis de Farafra

Il s’agit de la plus vaste des oasis du désert Libyque, mais également de la plus pauvre et de la moins peuplée. Son rôle fut très restreint dans l’Antiquité et aucun vestige pharaonique n’a été véritablement découvert. Seules quelques traces attestent d’une présence à l’époque romaine, mais toujours très faiblement.
Oasis de Dakhla

Cette oasis, située dans le désert Libyque, était la plus peuplée de toutes les grandes oasis égyptiennes. Trois villes importantes s’y sont développées au cours de l’histoire : Balat, Mout et el-Kasr, et des vestiges datés de l’Ancien Empire à l’époque romaine ont pu être mis au jour.
Oasis de Kharga

Situé dans le désert Libyque, l’oasis avait pour capitale la ville de Douch et fut occupée du Ve s. av. J.-C. à l’époque romaine. Dans l’Antiquité sont territoire était plus étendu, et l’oasis était célèbre, aux époques pharaonique et gréco-romaine, pour sa production de vin. Les vestiges, encore conservés aujourd’hui, datent principalement de la période gréco-romaine.
Edfou voir les photos

Le site d’Edfou était idéalement placé pour les populations car il était à l’abri des inondations sans être isolé dans le désert proche. L’agglomération a laissé de nombreux vestiges, datés de l’Ancien Empire à la Basse Époque. Quant à la ville de l’époque gréco-romaine, elle entourait le temple actuel, dédié au dieu faucon Horus, fils d’Isis et d’Osiris. La construction de ce temple, presque entièrement préservé, fut commencée le 23 août 237av. J.-C. sous Ptolémée Evergète I et s’acheva en 57 av. J.-C. sous Ptolémée XII Néos Dionysos. Le culte d’Horus était très important aux époques tardives mais, comme le temple de Dendérah, il fut ensuite abandonné avant d’être redécouvert au XIXe siècle.
Assouan

Le site d’Assouan a, sans conteste, une importance stratégique à cause de sa proximité avec la barrière naturelle que constituait la première cataracte, et grâce aux nombreux gisements de minerais qui se trouvaient à proximité. La ville et les temples, situés sur l’île d’Eléphantine, durent également leur existence à l’installation d’une garnison et aux échanges commerciaux. Peu de choses sont connues de la ville, mais les vestiges retrouvés témoignent d’une occupation sur le long terme, de l’Ancien Empire à l’époque romaine.
Philae voir les photos

Les temples de Philae, qui aujourd’hui prennent place sur l’île d’Agilkia, datent tous de la période tardive. Le monument le plus ancien est un kiosque dédié à la déesse Isis construit par Nectanébo Ier (XXXe dynastie). C’est sous Ptolémée II Philadelphe que l’île de Philae est transformée en un grand centre religieux en faveur de la déesse Isis, sachant que de nombreux édifices étaient également dédiés à d’autres divinités. Le temple de Philae est le dernier sanctuaire païen en activité en Égypte et l’un des derniers du monde antique. C’est à Philae que sont gravées les dernières inscriptions hiéroglyphiques datées de 394 ap. J.-C. Le temple ne fut fermé qu’en 540 par l’empereur Justinien, et le lieu fut alors occupé par les Chrétiens.
Abou Simbel voir les photos

Ce site archéologique de Basse Nubie est extrêmement bien connu en raison de la présence de deux temples construits par Ramsès II, pour lui-même et sa femme Nefertari. Ornés en façade de statues monumentales, ces deux temples rupestres ont été entièrement démantelés et reconstruits de 1964 à 1968 afin de les placer hors d’atteinte des eaux du lac Nasser. Sur les sept temples de Nubie construits par Ramsès II, les temples d’Abou Simbel sont sans conteste les plus impressionnants.
Mirgissa

Sur ce site archéologique, situé au niveau de la deuxième cataracte du Nil, fut érigée l’une des plus importantes forteresses de Nubie par les pharaons du Moyen Empire, afin de défendre la frontière égyptienne et de contrôler les routes commerciales qui passaient par la Nubie et l’Afrique. Les fouilles effectuées de 1962 à 1969 par Jean Vercoutter, professeur à l’université de Lille, permirent de distinguer plusieurs installations, en plus de la forteresse haute : deux villes au bord du fleuve, plusieurs enceintes fortifiées, des nécropoles, un sanctuaire dédié à Hathor et de multiples vestiges tels que des fortins, des fours, des foyers et des jardins. Les divers objets et documents recueillis démontrèrent que le site fut occupé du début du IIe millénaire av. J.-C. au XVe siècle ap. J.-C.
Saï

L’île de Saï, située entre les deuxième et troisième cataractes, a connu une occupation quasi-ininterrompue par divers groupes humains, tant de culture nubienne qu’égyptienne, ce dont témoignent nombre de vestiges s’échelonnant du Paléolithique (400 000 av. J.-C.) à l’époque ottomane (XVIe siècle). Les plus remarquables d’entre eux sont les cimetières de l’époque Kerma, la ville égyptienne du Nouvel Empire, la cathédrale chrétienne et le fort ottoman.
Les fouilles archéologiques sur l’île de Saï, menées par le professeur Jean Vercoutter, ont débutées en 1953 et se poursuivent encore aujourd’hui.
Aksha

Le site d’Aksha se situe à une trentaine de kilomètres au nord de Wadi Halfa, près de la frontière égyptienne. En raison de l’urgence due à la construction du haut barrage d’Assouan, les Français s’associèrent à la mission de l’Université de Buenos Aires pour mener à bien les fouilles archéologiques sur le site avant que celui-ci ne soit submergé par les eaux. Ces dernières, réalisées entre 1961 et 1963, portèrent sur plusieurs points du site : le temple consacré à Ramsès II et transformé en église après l’abandon du site ; la ville fortifiée qui remontait probablement au règne de Séthi Ier (XIXe dynastie), et les cimetières et habitats nubiens. Mais dès 1964 le site disparu sous les eaux sans avoir pu être entièrement exploré.